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Go/No-Gotest Go/No-Go

Appuie le plus vite possible sur le signal « go » et retiens-toi sur le signal « no-go ». Entraîne l’attention, la vitesse de réaction et la capacité à stopper à temps un geste habituel.

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Comment jouer

Des cercles apparaissent un par un. Vert — appuie le plus vite possible, rouge — n’appuie pas. Chaque partie commence par un court échauffement.

Le test Go/No-Go est l’une des tâches les plus simples de la psychologie : appuyer le plus vite possible sur un bouton au signal « go » et se retenir au signal « no-go ». Mais le piège est justement dans cette simplicité : quand la plupart des signaux sont « go », la main s’habitue à appuyer et appuie même quand il ne le faut pas.

Le test montre à quel point une personne sait arrêter à temps une action déjà préparée. Les psychologues parlent de contrôle inhibiteur, et il est utile partout — de la circulation à une conversation où l’on a envie de couper la parole.

Dans BB Gym, Go/No-Go est un entraîneur à trois niveaux. D’abord la partie « Réaction » avec seulement des cercles verts, puis la partie principale Go/No-Go, et au niveau Élite la partie « Inversé », où les signaux échangent leurs rôles. Chaque partie commence par un échauffement, et le résultat affiche un score et un profil de compétences.

D’où vient le test

L’idée remonte à 1868. Le physiologiste néerlandais Franciscus Donders mesurait la durée d’une pensée et comparait plusieurs types de réactions : une réaction simple à un signal, un choix entre plusieurs réponses et une réaction à un seul signal parmi plusieurs. Ce dernier cas, c’est au fond le Go/No-Go.

Donders soustrayait le temps de réaction simple de celui d’une tâche plus difficile pour estimer la durée de la reconnaissance et de la décision. Cette « méthode soustractive » est devenue un fondement de la psychologie expérimentale, et la tâche à un seul signal « go » a survécu jusqu’à aujourd’hui.

Aujourd’hui, le Go/No-Go est l’un des moyens les plus courants d’étudier l’inhibition de l’action chez l’enfant et l’adulte, y compris en imagerie cérébrale.

Comment il fonctionne

Les signaux arrivent un par un. La plupart sont « go » — en général 75 à 80 % — et le reste « no-go ». À cause de cette proportion, appuyer devient une habitude, et chaque fois qu’un signal « no-go » apparaît, il faut freiner cette habitude.

Chaque signal dispose d’un temps limité. Ne pas appuyer à temps sur un « go », c’est un oubli. Appuyer sur un « no-go », c’est un appui en trop. Le temps est mesuré de l’apparition du signal jusqu’à l’appui, en millisecondes.

Les signaux sont aussi simples que possible — cercles colorés, lettres ou figures — pour que le test mesure l’inhibition elle-même, et non la lecture ou la mémoire.

Ce que montrent les résultats

L’indicateur principal est le nombre d’appuis en trop : la part des signaux « no-go » sur lesquels la personne n’a pas pu se retenir. On les considère comme une mesure de l’impulsivité. Les oublis de signaux « go » parlent plutôt d’inattention ou de fatigue.

Le temps de réaction compte aussi, tout comme sa régularité. Une forte dispersion des temps, le coefficient de variation (CV), traduit souvent de brèves absences d’attention. Autre indicateur : le d′ de la théorie de la détection du signal, qui montre à quel point les signaux sont bien distingués, indépendamment de la tendance à appuyer plus souvent.

Il est aussi intéressant de voir ce qui se passe après une erreur : beaucoup de gens ralentissent un peu au signal suivant. Une méta-analyse de 2014 a trouvé davantage d’appuis en trop au Go/No-Go dans plusieurs groupes atteints de troubles psychiques différents ; le test ne désigne donc pas un diagnostic particulier.

Les variantes du test

La version classique comporte des signaux « go » fréquents et des « no-go » rares. Il existe aussi une version inversée : en 1997, des chercheurs britanniques ont proposé le SART, où l’on appuie presque tout le temps et où l’on ne se retient que sur le rare chiffre 3. Il repère les moments où l’attention « décroche » et où l’on agit en pilote automatique.

Un proche parent est la tâche du signal d’arrêt : il faut y annuler une action déjà commencée. C’est une forme d’inhibition un peu différente, étudiée à part.

Une méta-analyse d’études d’imagerie de 2008 a montré que les zones du cerveau actives pendant le Go/No-Go dépendent de la version de la tâche : plus la règle est complexe, plus le cortex frontal est sollicité. BB Gym propose la partie « Inversé », où la règle s’inverse et où l’habitude tout juste acquise devient une gêne.

Ce que l’entraîneur fait travailler

L’entraîneur sollicite le contrôle inhibiteur, l’attention soutenue et la vitesse de réaction. « Réaction » montre la vitesse de base, Go/No-Go la capacité à se retenir, et « Inversé » ajoute la flexibilité cognitive.

Les résultats progressent vite avec la pratique, car on s’habitue à la tâche. Mais soyons honnêtes : il y a encore peu de preuves que ces exercices rendent moins impulsif au quotidien. Une grande revue de 2016 sur l’entraînement cérébral a montré que l’on progresse surtout dans les tâches mêmes que l’on pratique.

Mieux vaut donc voir le Go/No-Go comme un court échauffement pour l’attention et la maîtrise de soi, et comme un moyen de suivre sa forme d’un jour à l’autre.

Comment jouer et à quoi faire attention

Ne gardez pas le doigt crispé au-dessus du bouton, « à vos marques ». Regardez le centre de l’écran et accordez-vous un instant pour voir la couleur.

Ne courez pas après la vitesse au prix d’appuis en trop : le score combine vitesse et précision, et un appui sur un signal « no-go » coûte plus cher que quelques millisecondes de plus.

La pause entre les signaux est aléatoire, inutile donc de deviner le rythme. Un appui plus rapide que 150 ms compte comme une devinette, pas comme une réaction.

Écran et laboratoire : à propos des normes

Les versions de laboratoire et cliniques du Go/No-Go ont leurs propres signaux, proportions, durées et nombres d’essais, et leurs normes y sont liées. Les résultats de BB Gym ne peuvent donc pas être comparés directement aux normes publiées. Comparez-les seulement entre vos propres essais.

Les résultats de BB Gym ne sont ni un diagnostic médical ni un bilan neuropsychologique. Si l’attention, l’impulsivité ou la vitesse de réaction vous préoccupent, consultez un spécialiste.

Sources

  1. Donders F. C. (1969). On the speed of mental processes. Acta Psychologica, 30, 412–431 (translation of the 1868 paper)
  2. Robertson I. H. et al. (1997). ‘Oops!’: performance correlates of everyday attentional failures in traumatic brain injured and normal subjects. Neuropsychologia, 35(6), 747–758
  3. Simmonds D. J., Pekar J. J., Mostofsky S. H. (2008). Meta-analysis of Go/No-go tasks demonstrating that fMRI activation associated with response inhibition is task-dependent. Neuropsychologia, 46(1), 224–232
  4. Verbruggen F., Logan G. D. (2008). Response inhibition in the stop-signal paradigm. Trends in Cognitive Sciences, 12(11), 418–424
  5. Wright L. et al. (2014). Response inhibition and psychopathology: a meta-analysis of go/no-go task performance. Journal of Abnormal Psychology, 123(2), 429–439
  6. Simons D. J. et al. (2016). Do "brain-training" programs work? Psychological Science in the Public Interest, 17(3), 103–186
  7. Go/no-go — Wikipedia